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Informations pratiques

Prévenir la sécheresse vaginale par une activité sexuelle régulière

Les conseils de Danielle Essomba, gynécologue-obstétricienne au Cameroun.

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La prescription est de la Dre Danielle Essomba, gynécologue-obstétricienne en service à l’hôpital régional de Garoua (Nord-Cameroun).

On parle de sécheresse vaginale quand les tissus du vagin ne sont pas suffisamment lubrifiés. Ce trouble est fréquent et touche presque toutes les femmes après un certain âge. Mais, cette affection est plus fréquente durant la ménopause et rend les femmes plus vulnérables aux infections gynécologiques, comme le souligne la Dre Danielle Essomba, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital régional de Garoua (Nord-Cameroun). 

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de la sécheresse vaginale : l’arrêt de production d’hormones féminines par les ovaires (comme les œstrogènes et la progestérone) durant la ménopause, les variations du cycle menstruel, le tabac, le stress, la fatigue, la grossesse, l’allaitement, une mauvaise hygiène intime, l’alcool ou la prise de certains médicaments. De traitements, notamment ceux qui sont utilisés pour l’endométriose, la thérapie utilisée pour le cancer du sein ou la dépression peuvent entraîner également une sécheresse vaginale. 

Symptômes 

Le phénomène se caractérise par des démangeaisons, voire une sensation de brûlure au niveau du vagin, des pertes odorantes, une douleur pendant le rapport sexuel ou encore des infections urinaires ou vaginales fréquentes. Ainsi, le recours aux lubrifiants peut s’avérer utile lors des rapports sexuels. Mais il faut au préalable demander conseil auprès de votre pharmacien ou médecin.

Le traitement hormonal à base d’œstrogènes utilisé en général sous forme de crème vaginale, d’ovule vaginal ou suppositoire, d’anneau (ring) voire de gel constitue un remède efficace contre la sécheresse vaginale. Ils sont indiqués surtout dans des cas avancés. Pour les cas moins avancés, les lubrifiants et hydratants sont davantage recommandés. 

Conseils et prévention 

Limiter les toilettes intimes à deux fois par jour afin d’entretenir l’équilibre de la flore de Döderlein ou flore vaginale, utiliser un produit qui ne risque pas de nuire à l’acidité de la flore vaginale lors des toilettes intimes, un savon doux au PH neutre par exemple. Ne pas utiliser trop régulièrement des protège-slips et des tampons car leur capacité d’absorption peut à long terme contribuer à dessécher le vagin. Eviter de porter des pantalons trop serrés qui peuvent irriter la vulve à cause du frottement. Les sous-vêtements en coton sont également à privilégier.

D’après la gynécologue-obstétricienne, il faut « entretenir une activité sexuelle régulière qui va permettre d’améliorer la circulation sanguine des organes génitaux et de prévenir le risque d’atrophie », privilégier les préliminaires lors des relations sexuelles afin de favoriser l’humidification naturelle. Evacuer le stress et reprendre confiance en soi. Se protéger à l’aide d’une légère application de crème de jour avant de nager.

Remèdes naturels

De nombreuses plantes comme la sauge, le soja, le lin ou la cimicifuga sont connues pour leurs bienfaits contre la sécheresse vaginale. Grâce à leur teneur en phytooestrogènes, elles ont la faculté d’activer l’hydratation naturelle du vagin. Le trèfle rouge possède également ces vertus et peut être prescrit en cas d’insuffisance de l’humidification du vagin. Malgré l’efficacité de ces plantes, évitez l’automédication.

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