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Maladies Chroniques

Choléra : pourquoi la maladie resurgit au Cameroun

Près de cinq mille cas, dont une centaine de décès, ont déjà été enregistrés.

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Près de cinq mille cas, dont une centaine de décès, ont déjà été enregistrés.

Une épidémie de choléra frappe le Cameroun depuis le mois d’octobre 2021. En date du 5 avril, les chiffres officiels font état de quatre mille six cents vingt-sept cas dont cent cinq décès en six mois. Parmi les morts, l’on compte cinq détenus de la prison centrale de Douala, la capitale économique. Plus de cent trente cas de choléra ont été enregistrés dans ce pénitencier qui accueille cinq mille prisonniers alors qu’il ne dispose que de huit cent places. Par ailleurs, la moitié des dix régions du pays est touchée par cette maladie diarrhéique.

Manque d’eau potable

En guise de solution, le Cameroun a mis en place un système de gestion d’incident dont le but est de décentraliser la prise en charge et la riposte. Une campagne de vaccination est également prévue dès le 8 avril. Le manque de toilettes appropriées constitue l’une des causes de la propagation du choléra dans certaines régions comme le Sud-Ouest ou le Nord. Toutefois, sur le plan national, la résurgence de la maladie est surtout due à une difficulté d’accès à l’eau potable. La situation y est des plus critiques : 34% de la population n’ont pas accès à l’eau potable.

Les enfants, les plus concernés

En 2020, par exemple, dans la région du Nord, le manque d’eau avait été provoqué plus de deux cents cinquante hospitalisations et quatorze décès. Les enfants de moins de cinq ans représentaient 65,23 % des patients. La gestion de l’eau, notamment l’accès à l’eau potable, est pourtant considérée depuis 1992 comme un enjeu essentiel pour le développement socio-économique par l’Organisation des Nations unies. Malheureusement, 2,2 milliards de personnes dans le monde continuent d’en souffrir.

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