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Environnement

Déchets plastiques: l’enfer des déplacées de Sénou

Le ramassage des ordures plastique les nourrit et les met en danger.

Mariam Sanogo

Publié il y a

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Les camps de Sénou et Faladié (Bamako) abritent des personnes déplacées internes ayant fui l’insécurité au Nord-Mali. Les femmes qui y habitent ont une activité principale: le ramassage et la vente de déchets plastiques. C’est leur unique source de revenus, grâce auquel elles parviennent à nourrir leurs familles. Chaque jour, ces femmes sillonnent les quartiers environnants afin de collecter toute sorte de déchets recyclables.

Un sac de 100kg de déchets plastiques est vendu 2000 francs CFA à des usines, après les avoir lavés et séchés. Des coopératives de ramasseuses de déchets plastiques se sont même été créées dans ces camps. Si l’activité a un double impact environnemental et économique, elle comporte néanmoins de nombreux risques sanitaires. La manipulation des ordures en plastique sans gants ni aucun matériel de protection expose ces femmes aux infections, à des coupures et blessures par des objets souillés.

Par ailleurs, le plastique contient des substances toxiques, susceptibles de provoquer des problèmes respiratoires et dermatologiques. Il est donc urgent de mettre en place des dispositions pour que cette activité se poursuive dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité.

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