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Afrique subsaharienne

Mali – Commune I de Bamako : Quel temps d’attente après le test Covid-19 ?

Depuis l’annonce des premiers cas de coronavirus au Mali le 25 mars 2020, le corps médical est à pied d’œuvre pour comprendre et lutter contre cette maladie dans les hôpitaux et différents centres de prise en charge. Avec l’affluence créée par le deuxième vague de la maladie, des patients sont parfois dans la hantise face à l’attente des résultats. Pour comprendre le processus, nous sommes allés au Centre de santé de référence de la commune I du District de Bamako où les blouses blanches sont à pied d’œuvre.
Pour les cas suspects enregistrés dans des cliniques ou autres centres de santé, les médecins prescrivent de façon systématique un test de coronavirus à faire dans les centres spécialisés. En fonction de leur lieu d’habitation ou professionnel, les cas suspects ou contacts sont orientés au niveau des centres de santé de référence des communes.
Au Centre de santé de référence de la commune I, le docteur Diawara explique que depuis le début de la deuxième vague, près de « 70 prélèvements » sont effectués par jour par l’unité Covid-19. La plus part des personnes qui viennent au centre, décrit-il, sont des cas contacts à côté de celles qui viennent pour le test volontaire.
Ici à Korofina, après le test, le résultat est connu dans les 72 heures voire 144 heures. Pendant le temps d’attente, il est conseillé « l’auto-isolement à domicile dans le respect de mesures barrières » précise le Dr Diawara.
Pour éviter la hantise d’une longue attente sans suite après le test, il est donné à chaque personne ayant effectué le test, le contact d’un médecin du Centre à appeler pour le résultat après trois jours. Mais avec la demande de tests qui grossit, le délai d’attente peu aller au-delà de celui préconisé par le corps médical.
Au Centre de santé de référence de la commune I, le docteur Diawara expliqu’ « au début de la maladie, toutes les personnes testées recevaient automatiquement les appels. Mais, avec l’affluence enregistrée pour les tests, seuls les cas positifs sont contactés en priorité». Les autres, prennent connaissance de leurs résultats après un coup de fil passé au médecin.
Après la positivité d’un cas, une équipe d’intervention logée dans chaque commune prend la relève et accompagne le patient dans les différentes phases de prise en charge selon l’avancée de la maladie. Les cas graves sont suivis dans les centres de soins et les moins avancés suivent le traitement sous surveillance à domicile dans le respect des gestes barrières selon les témoignages recueillis auprès de certains patients. Généralement, pour les cas moins graves, le traitement peut durer une à deux semaines, suivi d’un temps d’observation et de contrôle qui détermine si le virus a été éliminé de l’organisme.
Après la première vague de coronavirus qui a paralysé le monde en bouleversant les habitudes des populations, s’en est suivie la deuxième vague toujours aussi contagieuse et virulente. Dans cette sphère de combat et de résistance, le Mali n’en est pas en reste. Les cas positifs au Covid-19 ont drastiquement augmenté. Au 21 décembre 2020, les services de santé ont enregistré au total 6232 positifs, 3858 guéris, 164 décès dans les centres de prise en charge et 61 dans la communauté.
Des chercheurs maliens dans cette lutte effrénée ont d’ailleurs réussi le séquençage du virus. Un geste scientifique salué par les autorités en place.
En attendant de trouver une solution définitive et efficace face à cette maladie qui crée désolation et psychose dans plusieurs pays, le respect des gestes barrières restent une solution certes alternatives mais efficace selon le corps médical.
Seulement, dans une société comme la nôtre où le contact est presque quotidien notamment, dans les transports en commun ou dans les marchés où les commerçants, les porteurs n’abhorrent pas tous le masque, le sentiment du respect des gestes barrières devient  presque unilatéral. Dans ces conditions, il devient facile de transmettre le virus sans même savoir qu’on est « porteur sain » expliquent les médecins.
Les personnes « asymptomatiques » sont plus à craindre parce – qu’elles ne présentent pas, pour la plus part des signes, mais sont à même de contaminer d’autres personnes si le respect des gestes barrières n’est pas observé explique le docteur Ruben Sagara de la clinique Farako, qui précise que des cas suspects présentent le plus souvent au Mali à côté d’autres signes; des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre associée à une grande fatigue, une perte d’odorat ou de goût, une dyspnée respiratoire qui est un signe de gravité (…) avant de préciser que de nouveaux signes apparaissent aujourd’hui avec  » la mutation » du virus. Nous y reviendrons dans un prochain article.
Idelette BISSUU
 
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Depuis l’annonce des premiers cas de coronavirus au Mali le 25 mars 2020, le corps médical est à pied d’œuvre pour comprendre et lutter contre cette maladie dans les hôpitaux et différents centres de prise en charge. Avec l’affluence créée par le deuxième vague de la maladie, des patients sont parfois dans la hantise face à l’attente des résultats. Pour comprendre le processus, nous sommes allés au Centre de santé de référence de la commune I du District de Bamako où les blouses blanches sont à pied d’œuvre.
Pour les cas suspects enregistrés dans des cliniques ou autres centres de santé, les médecins prescrivent de façon systématique un test de coronavirus à faire dans les centres spécialisés. En fonction de leur lieu d’habitation ou professionnel, les cas suspects ou contacts sont orientés au niveau des centres de santé de référence des communes.
Au Centre de santé de référence de la commune I, le docteur Diawara explique que depuis le début de la deuxième vague, près de « 70 prélèvements » sont effectués par jour par l’unité Covid-19. La plus part des personnes qui viennent au centre, décrit-il, sont des cas contacts à côté de celles qui viennent pour le test volontaire.
Ici à Korofina, après le test, le résultat est connu dans les 72 heures voire 144 heures. Pendant le temps d’attente, il est conseillé « l’auto-isolement à domicile dans le respect de mesures barrières » précise le Dr Diawara.
Pour éviter la hantise d’une longue attente sans suite après le test, il est donné à chaque personne ayant effectué le test, le contact d’un médecin du Centre à appeler pour le résultat après trois jours. Mais avec la demande de tests qui grossit, le délai d’attente peu aller au-delà de celui préconisé par le corps médical.
Au Centre de santé de référence de la commune I, le docteur Diawara expliqu’ « au début de la maladie, toutes les personnes testées recevaient automatiquement les appels. Mais, avec l’affluence enregistrée pour les tests, seuls les cas positifs sont contactés en priorité». Les autres, prennent connaissance de leurs résultats après un coup de fil passé au médecin.
Après la positivité d’un cas, une équipe d’intervention logée dans chaque commune prend la relève et accompagne le patient dans les différentes phases de prise en charge selon l’avancée de la maladie. Les cas graves sont suivis dans les centres de soins et les moins avancés suivent le traitement sous surveillance à domicile dans le respect des gestes barrières selon les témoignages recueillis auprès de certains patients. Généralement, pour les cas moins graves, le traitement peut durer une à deux semaines, suivi d’un temps d’observation et de contrôle qui détermine si le virus a été éliminé de l’organisme.
Après la première vague de coronavirus qui a paralysé le monde en bouleversant les habitudes des populations, s’en est suivie la deuxième vague toujours aussi contagieuse et virulente. Dans cette sphère de combat et de résistance, le Mali n’en est pas en reste. Les cas positifs au Covid-19 ont drastiquement augmenté. Au 21 décembre 2020, les services de santé ont enregistré au total 6232 positifs, 3858 guéris, 164 décès dans les centres de prise en charge et 61 dans la communauté.
Des chercheurs maliens dans cette lutte effrénée ont d’ailleurs réussi le séquençage du virus. Un geste scientifique salué par les autorités en place.
En attendant de trouver une solution définitive et efficace face à cette maladie qui crée désolation et psychose dans plusieurs pays, le respect des gestes barrières restent une solution certes alternatives mais efficace selon le corps médical.
Seulement, dans une société comme la nôtre où le contact est presque quotidien notamment, dans les transports en commun ou dans les marchés où les commerçants, les porteurs n’abhorrent pas tous le masque, le sentiment du respect des gestes barrières devient  presque unilatéral. Dans ces conditions, il devient facile de transmettre le virus sans même savoir qu’on est « porteur sain » expliquent les médecins.
Les personnes « asymptomatiques » sont plus à craindre parce – qu’elles ne présentent pas, pour la plus part des signes, mais sont à même de contaminer d’autres personnes si le respect des gestes barrières n’est pas observé explique le docteur Ruben Sagara de la clinique Farako, qui précise que des cas suspects présentent le plus souvent au Mali à côté d’autres signes; des douleurs musculaires et articulaires, de la fièvre associée à une grande fatigue, une perte d’odorat ou de goût, une dyspnée respiratoire qui est un signe de gravité (…) avant de préciser que de nouveaux signes apparaissent aujourd’hui avec  » la mutation » du virus. Nous y reviendrons dans un prochain article.
Idelette BISSUU

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