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Salubrité

La défécation à l’air libre, une menace pour la santé publique

Le phénomène s’observe dans les quartiers, certaines écoles et centres de santé.

Patient RWAMIGABO

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La défécation à l’air libre, une menace pour la santé publique

Promenez-vous dans n’importe quel quartier de n’importe quelle ville d’Afrique subsaharienne, et vous croiserez forcément des murs avec l’inscription «Interdit d’uriner ou de déféquer». C’est que la défécation à l’air libre devient un véritable problème de société et de salubrité.

Faute d’installations sanitaires publiques, les passants font leurs besoins à l’air libre, souvent sans se préoccuper d’éventuels regards indiscrets. Cela peut être contre un mur, au pied d’un arbre ou près d’un monticule d’ordures.

La défécation à l’air libre à un impact considérable sur la santé et l’environnement. Certaines études estiment même qu’elle menace la sécurité alimentaire en même temps qu’elle contribue à la pollution des eaux. «Lorsque les gens défèquent à l’extérieur, les bactéries résistantes conduisent souvent à des maladies fécales-orales et à des infections des voies urinaires», ajoute TheConversationAfrica.com.

Selon l’OMS, 122 millions de personnes pratiquent la défécation à l’air libre en Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce phénomène s’observe aussi bien dans les écoles que dans les établissements de soins de santé. «Plus de deux millions d’enfants de 0 à 59 mois (soit un enfant sur cinq) souffrent de diarrhée, due en partie au manque d’assainissement de base», complète une enquête de l’Unicef datant de 2018.

Les Nations unies rappellent que 4,2 milliards de personnes dans le monde vivent toujours sans accès à des installations sanitaires gérées en toute sécurité. En République démocratique du Congo, 12% de la population continue à faire leurs besoins en plein air.  «Plusieurs parcelles de la capitale Kinshasa n’ont pas des toilettes viables, et il n’y a pas assez de toilettes publiques dans les zones urbaines», rapporte RadioOkapi.net.

Alors, que faire? Sans aucun doute, il faudrait intensifier la sensibilisation sur les conséquences de faire ses besoins n’importe où. Mais surtout, et avant tout, construire des latrines publiques.

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