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Médecine douce

Le taylulut, star de la phytothérapie berbère

Remède contre l’hystérie et la dépression, le Maroc en est le premier exportateur mondial.

Agnès Ratsimiala

Publié il y a

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Dans le creux des vallées berbères du sud-est marocain, pousse une petite plante grimpante aux vertus médicinales remarquables. C’est le câprier, taylulut en tamazigh. S’il est reconnu en cuisine, il l’est beaucoup moins dans les armoires à pharmacie. Ses propriétés curatives sont exceptionnelles: anti-diurétique, anti-spasmodique, aphrodisiaque

Cette plante renferme rutine et quercétine, deux molécules anti-oxydantes et anti-inflammatoires intégrées par la médecine moderne comme composants de traitements contre le cancer. Plus étonnant encore, le taylulut serait même un remède contre l’hystérie et la dépression. Ses feuilles se consomment en infusion et son fruit se croque à l’état sauvage sur les flancs des collines, pendant la saison de la récolte, entre avril et octobre.

Les habitants de la vallée des Roses au nord de Ouarzazate en voient aussi pousser dans les recoins de leurs murs de terre cuite. Vendu 10 à 20 dirhams le kilo sur les marchés locaux, il est conditionné en boîte de conserve pour les cuisines du monde entier. On l’apprécie en salade, mariné dans du vinaigre ou avec de la mayonnaise. Le Maroc en est le premier exportateur mondial.

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