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Questions internationales

En zone de conflit, une bonne santé mentale est une question de survie

Des milliers de personnes sont mortes de la guerre, et la majorité des familles sont encore traumatisées.

Khalil Jelassi

Publié il y a

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En Libye, une personne sur cinq vit avec une forme de trouble mental. Cela peut être une dépression légère, de l’anxiété ou une psychose. De manière générale, en zone de conflit, près d’une personne sur dix vit avec un trouble mental modéré ou grave. Ces chiffres de l’OMS sont plus élevés si on les compare à la prévalence de ces maladies dans la population générale. En effet, hors zones de conflit, elles concernent une personne sur quatorze.

L’enjeu est double quand on sait que le pays accueille des réfugiés subsahariens voulant rejoindre les côtes européennes. Ces personnes ont besoin d’obtenir un traitement et des soins. Dans ce pays, l’accès aux soins n’est pas seulement une question d’amélioration de la santé mentale, il peut aussi être une question de survie. 

Le rôle des ONG

Face à cette situation, le rôle des ONG apparaît crucial. Différents programmes de soutien des citoyens libyens sur le plan psychologique ont été entrepris cette dernière période. Avec le soutien de l’Union européenne, Handicap International (HI) et Nebras, l’Institut tunisien de réhabilitation, ont annoncé le lancement du projet triennal intitulé « Action pour l’aide à la santé mentale en Libye ». 

Le projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative plus large de l’Union européenne visant à améliorer la disponibilité, l’accès et l’acceptabilité de services de santé de qualité en Libye. Le projet AMAL vise en particulier à améliorer l’accès aux services de soins de santé mentale et leur qualité à Tripoli, Benghazi et Misrata.

Plus récemment, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a annoncé avoir formé un groupe de formateurs libyens en matière de santé mentale et de soutien psychologique. «L’Unicef a organisé une formation de formateurs en santé mentale et en soutien psychosocial/prévention et réponse à la violence», a déclaré l’agence onusienne dans un communiqué.

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